Sin tiempo para hacer una traducción para los que no dominan el idioma de los gabachos (si la véis necesaria en miércoles tendré tiempo), os pongo este interesante artículo, y no por que sea muy "profundo", pero creo que resume muy bien las características de los barcos que se enfrentarán en esta BWR. Increiblemente está sacado del website de la BWR, de su versión en "Espanol"

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http://www.barcelonaworldrace.com/container.asp?id=8051), aunque siendo egoista, como estoy acostumbrado a leer sobre estos barcos en francés lo prefiero al inglés que no domino... sólo "intuyo"

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La flotte en détails...
Les huit monocoques participant au prologue de la Barcelona World Race forment un échantillon intéressant, représentant 3 différentes générations d’Open 60’ IMOCA. Un examen attentif de la flotte révèle d’importantes évolutions au sein de la classe.
Si l’on scinde la flotte en fonction des différents cabinets d’architecture, on obtient 4 navires signés Farr, 3 voiliers issus du cabinet Owen-Clarke, un Lombard et un Finot-Conq… Cette simple classification met l’accent sur une des évolutions récentes du circuit IMOCA, qui s’est notablement internationalisé. Le cabinet Farr, basé à Annapolis aux USA, a fait une percée très remarquée sur le devant de la scène depuis 2003, date de la mise à l’eau de son premier Open 60’. Jean-Pierre Dick a été le premier navigateur à se tourner vers l’architecte néo-zélandais installé aux Etats-Unis, et son initiative a depuis été imitée. Très larges, dotés de roufs proéminents garantissant une bonne protection à l’équipage, les plans Farr seconde génération sont parfaitement représentatifs de la tendance actuelle, qui met l’accent sur la recherche de puissance. Delta Dore et PRB ont été les deux premières unités lancées, à quelques jours d’intervalle en septembre 2006. Vincent Riou, suite à un démâtage dès les premières heures de la Route du Rhum, a ensuite fait une entrée sur scène marquante, remportant la Calais Round Britain Race – une épreuve dont Jérémie Beyou et son Delta Dore terminaient en seconde position, ce qui naturellement est révélateur du potentiel de ces nouveaux coursiers. Le troisième Farr « millésime 2006 » a avoir été lancé fut celui de Jean-Pierre Dick, construit en Nouvelle-Zélande. Paprec-Virbac adopte un intéressant volet réglable sur la partie postérieure de la coque, permettant de gérer la géométrie du navire et donc son assiette longitudinale suivant l’allure et les conditions. Malheureusement, suite à d’importants problèmes de quille, ce monocoque innovant ne pourra pas prendre part au Fastnet. Une épreuve partant de Cowes, où fut justement construit le dernier Farr en date : celui de Guillermo Altadill, portant les couleurs d’Estrella Damm, qui a tiré ses premiers bords dans le Solent en juillet. Le prologue de la Barcelona World Race sera le premier test « grandeur nature » pour ce navire.
Le cabinet britannique Owen-Clarke a pour sa part trois « rejetons » inscrits à l’épreuve, chacun étant issu d’une génération différente. Albert Bargues, associé à Servane Escoffier, prendra la barre d’Educacion Sin Fronteras, plus connu sous son patronyme original de Kingfisher : lancé en 2000, ce navire a accumulé les succès, terminant notamment second du Vendée Globe 2001, et remportant la Route du Rhum l’année suivante, barré par Ellen MacArthur. Moins puissant que les coursiers plus récents (sa coque est notamment 55 centimètres – soit environ 10% - plus étroite que celle de PRB), Educacion Sin Fronteras a été optimisé par le biais d’une cure d’allègement, tandis que ses appendices étaient revus. Lancé en 2003, Ecover qui s’appelle aujourd’hui Mutua Madrileña, a terminé troisième du Vendée Globe en 2005 après avoir brillamment remporté The Transat l’année précédente. Son point fort principal réside dans ses bonnes performances au près. Enfin, Temenos II de Dominique Wavre a été lancé en 2006, et constitue une version améliorée du concept de base d’Ecover / Mutua Madrileña. Les architectes ont notamment travaillé à l’amélioration des performances au portant, et Dominique a montré, durant la Route du Rhum et la Calais Round Britain Race, que son navire était effectivement véloce…
Signe des temps ? Toujours est-il qu’il n’y a que deux voiliers issus de cabinets français inscrits à la Barcelona World Race, ce qui montre bien à quel point la classe s’est internationalisée récemment. Par ordre d’apparition au mouillage, citons tout d’abord le plan Lombard – Levet de Roland Jourdain, dont la première saison (2004-2005) fut entachée par d’importants soucis de quille, forçant notamment Bilou à faire escale à Hobart lors du Vendée Globe. Une fois ces problèmes résolus, le Finistérien fit un retour gagnant, remportant la Calais Round Britain Race 2005 avant de s’adjuger une éclatante victoire dans la Route du Rhum. Suite à ce succès, le bateau est sorti de l’eau pour un important chantier, son optimisation ayant été confiée à l’architecte Juan Kouyoumdjian. Au programme, modification des appendices, chasse au poids et augmentation de la surface de voilure, grâce notamment à l’adoption d’un nouveau mât. Terminons ce tour d’horizon avec le Hugo Boss d’Alex Thomson, navire portant la signature du cabinet Finot-Conq, tandem dont les créations ont remporté 4 des 5 Vendée Globe ! Trois Finot-Conq dernière génération ont été construits, Hugo Boss étant le seul à participer à la Barcelona World Race. Les formes de coques caractéristiques, avec le bouchain se poursuivant très loin sur l’avant, évoquent la puissance et l’agressivité. Ce coursier tout de noir vêtu affiche un franc bord plus important que l’ancien bateau d’Alex (un plan Lombard de 1999), et deux casquettes de protection qui contribuent à son esthétique particulière.
Un saludo, y una rondita tabernero

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