Artículo sobre Aleix Gelabert en la web de la Mini Transat
Aleix Gelabert : Respectons la mer !
20e de la première étape en proto, 11e en ce moment de la seconde étape, Aleix (347 - Gaes-Antaas) est le leader espagnol de la flotte au départ de cette édition. A découvrir...
En 2003 sur les pontons de La Rochelle, au départ de la Charente - Maritime / Bahia Transat 6,50, il était passé totalement inaperçu. Et pour cause, avec ses copains Anna Corbella (qui l’a disputé en 2009) et Jordi Garriga, Aleix Gelabert était venu donner un coup de main à son ami, Jaume Mumbru, dans la préparation de son mini, les jours précédents le grand envol.
« J’avais entendu parler de cette classe et de sa fameuse transatlantique, mais c’est là, en voyant tous ces bateaux alignés, que j’ai pris conscience que je devais me consacrer totalement à la voile avec pour but de disputer cette course. »
Aleix est certes déjà, à cette époque, un marin dans l’âme. Depuis sa plus tendre enfance il a navigué avec ses parents : « Ils ont toujours eu un bateau, a leurs côtés j’ai beaucoup appris. »
Cependant, les promenades en famille, cela va bien un temps. Adulte, Aleix Gelabert met le curseur plus haut. S’il passe avec succès ses examens d’architecte, il saute avec autant d’aisance de la voile olympique à la régate de niveau international. Il est également préparateur « J’étais dans l’équipe Gaes de Caffari et Corbella lors de la dernière Barcelona World Race. »
Bref, Aleix apprend, prépare, navigue. En 2008, il se jette à l’eau, si l’on peut dire. Il achète à Yann Riou, le « 347 », un mini qui a de la bouteille puisque construit en 2000. Mais ce plan Rolland, c’est du solide. Il compte déjà trois transats à son compteur : 17e en 2001 avec Corentin Douguet, 4e avec Pierre Rolland en 2003 et 7e avec Yann Riou aux commandes en 2007.
Jusqu’à cet instant, Aleix n’a jamais navigué en solo. Mais s‘il veut disputer la transatlantique en 2011, il doit rattraper le temps perdu. En 2009, il montre tout son talent : vainqueur de la Mini Med et deuxième de la Hexis Cup. L’an passé, il terminé 4e de la Mini Empuries et cette saison, le voilà 2e de la Mini Golfe.
« J’ai voulu courir pas mal de solitaire pour voir mes réactions. » Et les siennes sont parfaitement saines. Il explique ainsi : « Il ne faut pas craindre la mer, mais la respecter. C’est mieux ainsi. »
Respect ne veut pas dire sans ambition, ni sans une certaine appréhension. L’Espagnol avant de s’élancer pour cette longue, très longue traversée de plus de 4000 milles se pose des questions. La première d’entre elle : la durée.
« Je ne suis jamais resté plus de 12 jours en mer en équipage et 9 jours en solo. Certes, la solitude ne m’angoisse pas. Ce n’est pas ce qui me préoccupe le plus, mais tout de même de 20 à 25 jours seul, c’est un temps considérable. »
Aleix s’inquiète par quoi alors ? « La météo et les conditions que nous allons rencontrer. D’autant que je n’ai jamais navigué dans ces parages là. »
Quel objectif se donne-t-il donc ? « Terminer ! Il faut que j’arrive de l’autre côté, coûte que coûte. Je vais donner le meilleur de moi – même pour aller au bout de l’aventure en espérant obtenir, au Brésil, le plus beau résultat possible. »
Aleix ne précise pas de résultat « chiffré ». Il précise : « Il faut tenir compte des capacités techniques et économiques du skipper et de la fiabilité du bateau. »
Il n’en dira pas davantage. Il se jugera à Bahia.