En la rueda de prensa:
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C’est dans le cadre prestigieux de la Maison de la Mutualité que se déroulait mercredi la conférence de presse parisienne de présentation du Vendée Globe 2012-2013. Environ 400 personnes avaient bravé le froid automnal pour venir découvrir les vingt skippers qui seront au départ le 10 novembre. Preuve d’un succès toujours plus important, on comptait 51 journalistes de plus qu’à la conférence de presse de 2008 ! Après un petit clip de présentation chaudement applaudi, Bruno Retailleau, président du Conseil Général de la Vendée, a pris la parole pour présenter le plateau de cette 7eme édition. « Vingt skippers, c’est un exploit compte tenu des difficultés actuelles à rechercher des sponsors. Être sur la ligne de départ, c’est déjà une arrivée en soi. Cela montre que le Vendée Globe reste la course ultime, et nous allons avoir une course très ouverte. » Salué par de longs applaudissements, chaque skipper, jean-chemise pour la plupart, est ensuite monté sur scène. Seul manquait à l’appel le Polonais Zbigniew Gutkowski, qui avait une bonne excuse puisqu’il effectue actuellement son parcours de qualification…
Le président de la Fédération française de voile, Jean-Pierre Champion, n’a pas manqué de rappeler aux vingt marins la chance qu’ils avaient de participer « à une course extraordinaire, qui ne peut laisser personne insensible », avant de céder la parole à Luc Talbourdet, président de l’IMOCA, qui a évoqué les règles de sécurité, toujours plus drastiques pour limiter les risques de casse. Même si concède-t-il, « statistiquement, seulement la moitié des bateaux devraient être à l’arrivée. » Sourire crispé du côté des skippers, qui n’ont pas tardé à retrouver leur humour au moment de répondre à Denis Horeau, le directeur de course, qui avait préparé une question pour chacun. « J’espère qu’on sera plus de dix à l’arrivée », avance Samantha Davies, la seule femme de la flotte. « Je repars parce que j’ai envie de savoir pourquoi je repars », philosophe de son côté Bertrand de Broc. « Je sais comment on fait pour sortir du port des Sables d’Olonne, j’aimerais bien apprendre à y entrer », ironise quant à lui Bernard Stamm, deux abandons au compteur.
Tous disent avoir hâte d’être au départ et mesurer leur chance. Ils ont également tous retenu la carte des temps de passage estimés de Denis Horeau, qui rêve d’une victoire en 76 jours, ce qui serait bien sûr un record. « On va débarquer un sac, j’avais prévu 80 jours de rations…», rétorque alors Marc Guillemot, qui garde tout de même la date du 25 janvier 2013 en mémoire. D’ici là, les skippers ne devraient pas se sentir seuls. Plus que jamais, ce prochain Vendée Globe sera « 2.0 ». « On va faire en sorte que les solitaires ne le soient pas trop. Les marins seront suivis par des milliers de gens, grâce aux réseaux sociaux, aux visio-conférences, aux vacations…», annonce Bruno Retailleau, qui conclut par un petit mot pour les sponsors - car « il n’y aurait pas de Vendée Globe sans skippers, mais il n’y aurait pas de skippers sans sponsors » - et pour François Cluzet, le « 21eme skipper ». Après 1h30 de conférence, il était ensuite temps pour les marins de répondre aux nombreuses sollicitations de la presse, de raconter leur parcours personnel, leurs anecdotes sur la nourriture, le sommeil ou les animaux rencontrés pendant la course. Dans 44 jours, il faudra passer de la théorie à la pratique.
Jérémie Beyou (Maître CoQ)
« Je suis très fier de participer à l’aventure et si je fais figure de favori, il est vrai que j’ai très envie d’être aux avant-postes. J’ai hâte de partir ! »
Arnaud Boissières (AKENA Vérandas)
« L’édition de cette année regroupe de très bons concurrents, capables d’écrire de belles histoires. Nous allons être en mesure de faire rêver les gens et de donner envie à de futurs participants de se lancer dans l’aventure. »
Louis Burton (Bureau Vallée)
« Je suis très, très fier de me trouver aux côtés de skippers que j’ai suivis en 2008-2009. C’était mon rêve le plus fou et le niveau s’annonce très élevé. »
Samantha Davies (Savéol)
« Je me sens à la fois chanceuse et heureuse de repartir pour un deuxième Vendée Globe. Je vais essayer de faire mieux que la dernière fois mais cela risque d’être difficile vu le niveau de mes concurrents ! »
Bertrand de Broc (Votre Nom autour du Monde avec EDM Projets)
« J’ai déjà deux Vendée Globe à mon actif et lorsque qu’on me demande pourquoi je repars une nouvelle fois, je réponds toujours la même chose : je repars car je veux savoir pourquoi je repars ! »
Tanguy de Lamotte (Initiatives-cœur)
« J’ai un double objectif pour ce Vendée Globe : la course et mon rôle de porte-drapeau de l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque. Je veux donc arriver coûte que coûte, peu importe le temps que cela me prendra ! »
Kito de Pavant (Groupe Bel)
« Je suis conscient d’avoir une vie extraordinaire. J’aborde donc ce Vendée Globe avec sérénité et une grande humilité. »
Alessandro Di Benedetto (Team Plastique)
« C’est fantastique d’être ici, c’est très émouvant. Je me souviens d’Arnaud Boissières - dont j’ai acheté l’ancien bateau - me disant de me trouver un sponsor et de faire le Vendée Globe. Et me voilà au milieu du top niveau des skippers. C’est un grand honneur. »
Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3)
« J’ai changé une grande partie de ma vie pour faire cette course. Faire partie de cette aventure avec un grand A est un grand privilège pour moi. »
François Gabart (MACIF)
« Le beau projet que nous avons monté avec MACIF me permet de réaliser un rêve. Mon objectif est de terminer, quoiqu’il arrive. »
Mike Golding (Gamesa)
« Le Vendée Globe est une course fantastique, j’ai hâte qu’elle commence. Et bien qu’elle soit très française, je peux tout de même l’apprécier et je pense qu’il y a de vraies chances qu’un Anglais la remporte ! »
Marc Guillemot (Safran)
« Lorsqu’on prépare un Vendée Globe, on vit, pense et mange Vendée Globe. C’est une grande fierté de faire partie des participants. »
Jean Le Cam (SynerCiel)
« C’est une course unique. Si elle ne l’était pas, on ne reviendrait pas. Chaque édition est unique : la course est différente, les rencontres sont différentes… L’aventure est différente à chaque fois. »
Armel Le Cléac’h (Banque Populaire)
« Mon premier objectif est d’abord de finir le tour du caillou ! J’ai hâte d’être au départ afin de vivre une nouvelle aventure et d’écrire de belles histoires. »
Vincent Riou (PRB)
« Les choses ont changé depuis la dernière édition : les équipes et les marins sont plus affûtés. Le niveau a augmenté et cela crée un nouvel intérêt, à la fois pour moi et pour le public. »
Javier Sansó (ACCIONA 100% EcoPowered)
« Pour moi, le Vendée Globe n’est pas qu’une question de performance mais aussi de respect de l’environnement. Mon projet de bateau sans aucune énergie fossile a permis de montrer qu’un Vendée Globe sans Co2 était possible, y compris en terme d’efficacité. Merci à ACCIONA pour ce bateau unique. J’espère que le public va aimer et que je montrerai l’exemple à suivre. Et pas seulement dans le milieu de la voile. »
Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat)
« Cette course ne m’a pas tellement réussi jusqu’à présent… Mon nouveau bateau est à la fois puissant et fiable, et maintenant que je connais la sortie du port des Sables d’Olonne, j’aimerais bien voir comment on y entre ! (rires) »
Alex Thomson (HUGO BOSS)
« Le Vendée Globe est le plus gros défi sportif qui puisse exister en voile. Je n’ai fini aucune de mes courses autour du monde et je DOIS terminer celle-ci. Pas pour mon équipe ou ma famille, pour moi ! Je remercie tout de même tout mon team car la voile reste un sport d’équipe malgré tout. »
Dominique Wavre (Mirabaud)
« Mon moteur pour ce Vendée Globe est la combinaison entre compétition et aventure. Chacun doit explorer ses propres limites et exploiter ses capacités d’endurance psychologique et physique. Je suis également poussé par mon envie de retrouver les mers du Sud qui sont une véritable fascination pour moi. Le plus grand des plaisirs c'est de finir. Je vous le souhaite à tous. Bon vent à tous. »
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