
hablan los diseñadores de los cinco imocas con foils
VPLP-Verdier, sobre el tema de los foils
(siento que esté en francés)
Les cinq nouveaux monocoques IMOCA dessinés par VPLP-Verdier sont tous dotés de foils, ces appendices latéraux qui visent à soulager la coque. Mais si cet artifice semble particulièrement efficace au vent de travers, il marque certaines limites à certaines allures par rapport à la génération précédente et leur fonctionnement n’est pas évident à appréhender. Explications avec Quentin Lucet, architecte au sein du cabinet VPLP…
Il y a en fait trois grandes générations de monocoques IMOCA : les dessins
de 2000 à 2008, les versions du dernier Vendée Globe et les nouveaux prototypes… «
Disons que les bateaux « anciens » (de 2000 à 2008) ont peu de possibilités d’évoluer tandis que les voiliers du dernier Vendée Globe (Groupe Quéguiner, PRB 4, Maître CoQ, SMA) ont pu adopter des dérives droites mais inclinées par rapport à la verticale avec de nouveaux profils qui sont plus performants et plus « sustentateurs ». Mais au sein de ce groupe, certains ont changé des éléments pour la nouvelle jauge (mât ou voile de quille standard) et d’autres sont restés dans la même configuration quille et gréement. C’est un peu compliqué, mais de fait, il y a plein de différences entre ces voiliers… » précise Quentin Lucet
Des ballasts et des quilles
«
Car les « anciens » ont pu conserver s’il le désirait, leur cinq ballasts par côté alors que les nouveaux n’en ont que deux ! » Avoir plus de ballasts permet de moduler plus facilement l’assiette longitudinale et/ou latérale et donc de s’adapter plus facilement à un vent qui monte. Ils sont aussi plus puissants (mais plus lourds) car ils peuvent mettre plus de volume d’eau au vent : il peut y avoir une tonne et demie de différence ! En fait, il y a quatre grandes catégories parmi les monocoques IMOCA.
« En effet, il y a les nouveaux prototypes à foils (Safran 2, Banque Populaire, Edmonde de Rothschild, Banque Populaire, Saint Michel-Virbac, Hugo Boss), les avant-dernières versions qui ont adopté certains éléments de la nouvelle jauge (PRB 4, Groupe Quéguiner) en particulier en changeant leur quille (donc deux ballasts seulement) et ceux qui sont restés identiques ou presque (SMA, Maître CoQ), les versions antérieures essentiellement des plans Farr (Bureau Vallée, Adopteunskipper.net, Initiatives Coeur, Aérocampus, Newrest-Matmut) Finot-Conq (Comme un seul homme, MACSF), Owen Clarke (O Canada), Nandor Fa (Spirit of Hungary) ou VPLP-Verdier (Le souffle du Nord, Bastide-Otio). »
Des foils pour sustenter
Et parmi les nouveautés, les cinq prototypes VPLP-Verdier n’ont la même configuration de foils… «
Avec Guillaume Verdier, le cabinet VPLP a imaginé une première génération de foils qui équipe Safran 2 et Saint Michel-Virbac, mais les autres teams ont développé leurs propres profils ! ».
La partie extérieure verticale du foil (tip) est très similaire pour tous : ce tip remplace la dérive et agit comme plan antidérive, essentiellement au près (contre le vent) et au débridé. La partie « sustentatrice » est principalement la partie courbe du foil qui exerce une poussée verticale, tandis que la partie « latérale » (shaft) sert avant tout à rentrer/sortir le foil, parfois avec un peu de poussée verticale selon le profil : asymétrique (
Safran 2, Saint Michel-Virbac) avec un petit effet sustentateur ; symétrique (
Banque Populaire) sans effet sustentateur.
Ce shaft est d’origine incurvé (concave) mais
Edmond de Rothschild a développé un shaft droit, essentiellement pour gagner du poids en structure interne, tandis que
Hugo Boss a opté pour un shaft convexe (sortie sur le pont devant le mât) pour augmenter l’effet sustentateur. Bref, il y a encore bien des évolutions à réaliser sur ces foils, tant au niveau des profils que des structures et la clause de confidentialité pour les nouveaux prototypes sera levé le 1er février 2016 : si la Transat Jacques Vabre démontre que les foils possèdent plus d’avantages que d’inconvénients dans des conditions météorologiques très variées, les « anciens » pourraient adopter ces appendices pour le prochain Vendée Globe…
Actuellement le bonus des foils se situe entre 80° et 120° du vent réel à partir de dix nœuds de vent avec un avantage qui s’accroît au fur et à mesure que la brise monte ! Le malus se situe plutôt au louvoyage quand il faut tirer des bords, et particulièrement dans le petit temps. Les trois premiers jours de course vont d’entrée de jeu déterminer le gain réel pour ceux qui choisiront de passer au-dessus de la dépression avec un grand bord de travers dans la forte brise, face à certains qui opteront pour le passage sous la dépression au louvoyage dans un vent moins soutenu. Mais le paramètre le plus incertain reste l’état de la mer :
comment vont se comporter les monocoques IMOCA à foils dans un champ de vagues chaotique ?